Catlike @mlleheathcliff
Cold Comforts

Bien le bon[insérez la mention voulue ici] à (toi/vous)[rayer la mention inutile]

Note de l'auteur [Nearing Midnight]: L'hiver n'est jamais un moment facile de l'année pour Rampa.

Note informative : Je ne pouvais tout simplement pas me sortir Dorian le chat de la tête donc voici une nouvelle histoire, ce n'est que du fluff. Attention : mention (description implicite) de ala mort d'un animal (pas Dorian) quand bien même l'animal est réscussité plus tard.

Note du traducteur : Chapitre "bonus" sur ff car il n'est disponible que sur AO3.


Catlike


Rampa n'avait jamais aimé l'hiver.

Ce pouvait être assez joli, c'est sûr, quand la neige commençait seulement à couvrir le sol d'une fine couverture d'un blanc translucide. Bien qu'au-delà de ça, c'était simplement irritant au plus haut point. Ses chaussures ne lui permettaient jamais d'avancer sur la glace* peu importe à quel point il était prudent en marchant ; et là où le sol n'était pas glissant, il était détrempé et humide permettant inévitablement à la neige fondue de s'infiltrer dans ses chaussettes. Il pouvait, techniquement, les rendre miraculeusement sèche mais ça n'était pas la même chose ; le simple souvenir de ses chaussettes mouillées était suffisant pour le faire grincer des dents le reste de la journée.

[*C'est juste un truc de serpent : leurs écailles ne sont simplement pas en accord avec les surfaces glacées.]

Et ensuite, il y avait ce fichu froid. S'il y avait bien une chose que Rampa détestait plus que la glace et l'humidité, c'était le froid. Le froid qui semblait éteindre chaque touche de vert dans la zone et les remplacer par un gris terne et mort. Ses plantes étaient toujours plus léthargiques en hiver, peu importe à quelle température il montait le chauffage ; et aucune gâterie ou menace colérique ne pouvait les en faire sortir. Mais le pire de tout devait être son impact sur sa nature de serpent : il n'était pas à sang froid, précisément, mais il avait toujours été plus sensible au froid que la plupart. Et il ne fallait pas mentionner le fait que l'hiver n'avait jamais failli à le rendre apathique et léthargique – et pas le genre agréable qui vient après une sieste bien méritée, mais un genre d'épuisement jusqu'aux os qui le rend incapable de quoi que ce soit pendant des jours et lui fait louper beaucoup trop de dîner avec son ange. Aziraphale ne l'en blâmait jamais, évidemment, mais il pouvait voir à quel point ça contrariait Rampa en dépit d'ô combien il essayait de le cacher, ce qui inquiétait Aziraphale à son tour.

Cette semaine passée avait été particulièrement difficile. Londres fut prise au milieu d'une vague de froid et pas même la chaleur confortable de la librairie d'Aziraphale ne put complètement bannir la froide douleur qui semblait pénétrer Rampa au plus profond de son être. Il se terra plus profondément dans le tas de couvertures sur le canapé et fourra son museau sous les boucles de son corps. Aziraphale avait consciencieusement placé une bouillotte au milieu des couvertures dans un effort de le réchauffer mais elle était si petite, qu'elle n'eut vraiment une utilité que quand il se transforma en serpent et y enroula son corps entier autour.

Cela, bien sûr, amena son propre lot de problèmes – en plus de la misère préexistante que l'hiver provoquait en lui. Rampa pouvait sentir les vibrations des pas d'Aziraphale alors que l'ange s'approchait du canapé. Il y eut un claquement provenant de quelque part près de la table basse – plausiblement Aziraphale posant un plateau de thé – et ensuite, une tendre main noire poussa sur le côté les couvertures obscurcissant la tête de Rampa.

– Aucun changement, mon cher ? demanda Aziraphale doucement, s'asseyant sur le canapé à ses côtés. Rampa se déroula d'autour de la bouillotte, se refroidissant et se fit son bout de chemin sur les genoux de l'ange.

La chaleur de la peau d'Aziraphale contre ses écailles fit frémir et soupirer Rampa de soulagement alors qu'Aziraphale passait une main contre son dos. Oh, comme la chaleur était divine.

– Aucun changement, siffla-t-il, regardant attentivement Aziraphale. Il se roula en un nœud agité d'anneaux autour du poignet d'Aziraphale. Ça n'a jamais été pire. Au moins avant, je pouvais toujours me retransformer.

Aziraphale enroula une couverture autour de Rampa avant de le lever à hauteur de ses yeux.

– Londres n'a pas connu de si basses températures depuis cinquante ans. Ça doit avoir quelque chose à avoir avec ça.

– Je sais, grommela Rampa, réajustant sa prise. Ça ne veut pas dire que je dois apprécier ça.

– Bien sûr que non, mon cher, dit Aziraphale, le plaçant précautionneusement sur ses épaules comme une invitation pour Rampa à ramper sous son col défait et à se presser contre son cou. La chaleur corporelle supplémentaire aida un peu, mais pas beaucoup.

– Je suis si mort de fatigue, dit Rampa, dans le pull d'Aziraphale. Je n'ai rien fait d'autre que dormir depuis un mois. Je n'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais j'en ai marre de dormir. Tout fait mal, j'ai l'impression d'avoir du coton fourré dans mes oreilles, je peux difficilement réfléchir correctement. Je ne peux pas aller dehors et je ne peux même pas manger parce que la digestion consomme trop d'énergie sous cette forme.

Rampa se sentait comme s'il était proche de pleurnicher mais Aziraphale ne fit seulement que caresser ses écailles d'une manière apaisante.

– Peux pas conduire la Bentley dans cette forme … ai aucune énergie pour des miracles … peux même pas utiliser internet, marmonna Rampa. Je déteste ççça.

Les mots lui échappèrent avant qu'il ne puisse les retenir et il grimaça, se détachant d'autour du cou d'Aziraphale. Ce dernier l'arrêta d'un touché et ensuite, quand Rampa n'essaya plus de s'échapper de nouveau, le leva devant lui. Rampa resta fixé sur la peau proche du creux de la gorge exposée d'Aziraphale, évitant le contact visuel mais l'ange le tint proche de lui et embrassa le haut de sa tête.

– Je suis désolé, mon cher, soupira Aziraphale. Je sais à quel point ce doit être difficile pour toi.

– Ccc'est pas juste, dit Rampa. Il savait qu'il devenait irritant mais il était trop fatigué pour s'en soucier. Je ne peux même pas t'embrasser comme il faut.

Il allait soupirer de nouveau alors Aziraphale le replaça sur ses genoux et le recouvrit d'une couverture tricotée. Rampa se frotta le bout du nez contre la manche d'Aziraphale alors qu'il réarrangeait les couvertures.

– Y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire pour aider ?

Rampa expira en un sifflement long et résigné.

– Non, pas vraiment. Tu ne peux pas vraiment faire un miracle et me redonner ma forme humaine, après tout.

– Je suis désolé, dit encore Aziraphale.

– Ne le soit pas. Tu en as déjà fait plus qu'assez.

La culpabilité déferla sur Rampa comme une vague.

– Déssssolé. Je suis reconnaissant, mon ange, je le suis vraiment. Je sais que je suis difficile.

Aziraphale posa une main chaude sur le dos de Rampa.

– Tu n'es pas difficile, tu es fatigué et malade. Personne ne t'en voudrait d'être mécontent à cause de ça.

Il lui mit une petite tape de réprimande sur le museau.

– Tu sais, tu as le droit d'être contrarié en ma présence. Je ne vais pas te rejeter à cause de ça. Tu prends soin de moi tout le temps, laisse-moi prendre soin de toi, pour une fois.

Les serpents ne pouvaient pas pleurer, mais, pourtant, Rampa se sentit un peu bouleversé. Il s'enroula autour de la main d'Aziraphale.

– Merccciiii, mon ange, marmonna-t-il.

Pendant la demi-heure suivante, Rampa somnola désagréablement pendant qu'Aziraphale se plongeait dans un roman et, occasionnellement, encourageait Rampa à prendre une gorgée du thé qu'il avait préparé plus tôt, tenant la tasse de thé pour lui. Le thé le fit se sentir mieux, apaisant temporairement le froid pulsant au fond de lui.

Ce fut pendant l'un de ces moments qu'Aziraphale se redressa soudainement, renversa un peu de thé de la tasse sur le museau de Rampa.

– Hey ! cracha Rampa, secouant le thé de son museau. Mais qu'est-ce que–

– Un moment, mon cher, dit Aziraphale, excité, remettant Rampa sur les couvertures, équilibrant la tasse sur les coussins du sofa. Je viens juste d'avoir une idée, je serais de retour en un rien de temps …

Et avec cela, il disparut de l'arrière-boutique et alla dans la boutique pour faire qui sait quoi. Rampa le fixa puis roula des yeux et revint à son thé.

Il essayait d'attraper les dernières gouttes au fond de la tasse, sa langue rentrant et sortant, quand Aziraphale revint, un paquet significatif en plus dans ses bras. Rampa s'y reprit à deux fois à la vue de Dorian, dans toute sa gloire duveteuse, pendant de la poigne d'Aziraphale. Il redressa vers l'arrière avant de pouvoir s'en empêcher, déséquilibrant la – heureusement presque vide – tasse de thé.

– Non, siffle Rampa. Abssolument pas.

Aziraphale s'arrêta au milieu de la pièce, un air atterré prenant place sur son visage, Dorian ayant l'air poliment confus.

– Tu ne veux pas de lui ? demanda Aziraphale, navré. Je pensais que l'avoir près de toi t'aurais réjoui un peu.

– C'est vraiment gentil de ta part, mon ange, dit Rampa, nerveusement, toujours en arrière et ondulant faiblement. Mais ce qui m'inquiète, c'est que Dorian ne soit pas aussi plaisant quand il me rencontrera sous cette forme.

Un éclair de compréhension tomba sur le visage d'Aziraphale.

– Oh, balivernes, ignora-t-il, effaçant la distance entre lui et Rampa. Tu as terriblement manqué à Dorian ces derniers jours. Et, d'ailleurs, il ne ferait pas de mal à une mouche.

Sur ce dernier point, Rampa parierait le contraire, ayant une fois déjà vu les conséquences de sa rencontre avec un malheureux rat qui avait eu la malchance d'entrer dans la librairie directement entre les griffes grandes ouvertes de Dorian**. Aziraphale se rassit sur le sofa, Dorian sur les genoux et Rampa se ruant en arrière – ou, enfin, gigota et se tortilla sans grand succès – sur l'accoudoir du canapé. Aziraphale claqua le bout de sa langue, montrant son ennuie.

[**Rampa, qui n'avait pas apprécié la vue du sang dans un premier temps, fut forcé d'appeler Aziraphale pour qu'il nettoie miraculeusement le désordre. Aziraphale l'avait fait d'un simple geste de la main, ramenant à la vie, par la même occasion, le rat et le transportant dans un endroit plus sûr – sans chat – mais Rampa continuait de ne pas aimer passer sur ces lattes du parquet en particulier, près de l'étagère des poètes grecs.]

– Vraiment, Rampa. Tu agis comme si j'avais ramené un chien de l'enfer dans la pièce.

– Il n'est pas un chien de l'enfer, mais il est définitivement un chat. Tu sais, l'ennemi naturel des serpents ? cingla Rampa, son cœur martelant. Tu n'as pas vu ces vidéos sur YouTube avec les chats se faisant surprendre et … et les concombres ?

– Je ne vois pas ce que les concombres ont à voir là-dedans, dit Aziraphale, fronçant les sourcils. Tu te sens bien ? Peut-être devrais-je aller chercher la couverture électrique chauffante à l'étage ?

Il se releva et alla vers la cage d'escalier, laissant Dorian qui fixait Rampa avec de grands yeux verts sur le canapé.

– Mo–Mon ange ? appela nerveusement Rampa. S'il te plaît, ne me laisse pas seul avec la bête.

– Je n'en ai que pour un moment, mon cher, dit Aziraphale, la voix descendant vers le hall.

– Magnifique, marmonna Rampa, glissant prudemment de l'accoudoir du canapé sur les coussins de l'assise. Dorian était déjà un assez gros chat mais, de la taille réduite de Rampa, il avait indéniablement l'air massif, le surplombant de toute sa hauteur comme un Godzilla poilu – si Godzilla avait de diaboliques griffes acérées à la place d'une haleine radioactive. Godzilla avait-il des griffes ? Rampa ne pouvait pas s'en rappeler. Il est devenait possiblement un peu confus. Et pour couronner le tout, il avait de nouveau froid, les couvertures étant de l'autre côté du canapé pendant que sa principale source de chaleur était à l'étage, farfouillant dans leur chambre – si les grincements dans le plafond pouvaient être une quelconque indication.

Dorian scruta chaque mouvements de Rampa les pupilles dilatées et la queue battant l'air. Rampa résista à l'envie de s'enrouler en un tas en position défensive et à la place, s'étira et exposa son ventre.

– Je n'ai aucun indice de si tu me reconnais ou pas, dit Rampa entre ses dents. Est-ce que tu sais même que je ne suis pas vraiment un serpent ?

Dorian s'avança d'un pas.

– Pour l'amour de qui que ce soit, ne me désincarne pas.

Dorian pépia et remua sa queue puis bondit en avant et Rampa tressaillit et se ré-enroula instinctivement sur lui-même. Pourtant, aucun croc ni griffe n'entaillèrent ses écailles, à la place, un poids tout en chaleur et en fourrure s'installa au-dessus de lui en un déluge d'affection écrasante et étouffante. Rampa siffla et réussit tout juste à se dégager à temps d'en dessous du ventre de Dorian avant de risquer de se noyer dans la fourrure soyeuse. Dorian, ronronnant bruyamment, tendit une large et douce patte et traîna Rampa en arrière vers lui.

– Mais oui, mais oui, toi aussi tu m'as manqué, marmonna Rampa, laissant s'échapper un souffle de soulagement. Il se repositionna plus confortablement et Dorian bougea pour s'y accommoder, s'enroulant autour de lui comme s'il sentait que son autre propriétaire avait besoin de cette chaleur.

Rampa se tortilla quand une langue rêche lécha ses écailles.

– Ça chatouille, sale bête, rouspéta-t-il.

Cependant, le ronronnement provenant de la poitrine de Dorian était étrangement apaisant et Rampa se relaxa, laissant reposer sa tête sur la patte de Dorian. C'était encore plus chaud que d'être sur les genoux d'Aziraphale, réalisa-t-il alors. Il y avait quelque chose au fait d'être recouvert par un chat aux longs et doux poils qui rendait le froid facile à oublier.

– Confortable ? taquina une voix au-dessus d'eux, la main d'Aziraphale venant gratouiller la fourrure de Dorian.

À travers la longue fourrure obscurcissant son visage, Rampa loucha sur la silhouette flou d'Aziraphale.

– Comment est-ce que tu savais qu'il n'allait pas m'attaquer parce que j'étais un serpent ?

Aziraphale s'assit à côté d'eux sur le canapé avec un soupir de contentement, se saisissant de sa première édition du Chien de Baskerville et l'ouvrit à la page marquée.

– C'était une simple déduction, mon cher, dit-il, les yeux brillant. Ton aura est toujours la même peu importe la forme que tu prends.

– Mon aura ?

Rampa se sentait de plus en plus fatigué de seconde en seconde.

– Les animaux peuvent être très sensibles à ce genre de choses, tu sais et Dorian a toujours été une âme très perceptive.

– Nous l'avons à peine depuis quelques mois, mon Ange. Et c'est un chat, comment peux-tu dire s'il est perceptif ou non ?

– Hum, tu oublies que les anges peuvent sentir l'amour, mon cher. De toutes formes de vie sur Terre.

La couverture électrique qu'Aziraphale avait ramenée en bas était drapée au-dessus de la partie supérieure de Rampa. Dorian ne sembla pas être dérangé par cette addition à leur pile, lui donnant seulement un coup, joueur, avant qu'elle ne retombe à côté de lui. La morsure du froid que Rampa sentait jusque dans ses os n'avait pas complètement disparue mais elle était beaucoup, beaucoup plus facile à ignorer ; il bailla.

– Dors bien, souffla Aziraphale alors que Rampa tombait dans le sommeil le plus calme qu'il n'eut depuis des jours. J'espère que tu te sentiras mieux bientôt.


Trois jours plus tard, Rampa était prêt à se retransformer.

La météo, par chance, s'était considérablement réchauffée. Le résultat fut le suivant : Rampa se sentait plus alerte et moins comme s'il avait été éveillé pendant cent ans et qu'il avait besoin d'une sieste d'au moins la même durée pour se recharger. Il se glissa sur le tapis d'en dehors des couvertures et après avoir pris quelques grandes inspirations pour se préparer, il se retransforma de sa forme de serpent à sa forme favorite.

Il avait négligé la différence de taille et finit par se cogner la tête contre le lit quand il essaya de s'asseoir. La nouvelle douleur disparut toutefois facilement à l'aide d'un miracle (il pouvait refaire des miracles !) et quand Aziraphale, alarmé et encore à moitié endormi, tâtonna pour trouver la lampe et regarda de l'autre côté du lit, ce fut à la vue de Rampa, assit sur le sol de la chambre, souriant largement, serrant et desserrant ses mains, étudiant ses doigts.

– Ça a marché ! fanfaronna-t-il quand il vit Aziraphale réveillé. Ça a marché, mon Ange ! J'étais inquiet pendant une seconde que ça ne marche pas mais si !

– Je peux voir ça, mon cher, souffla Aziraphale, bien qu'il soit lui aussi en train de sourire. Puis-je suggérer que tu mettes quelques vêtements avant que tu n'attrapes encore froid ?

– Qu'est-ce que tu– … Oh !

Rampa se regarda, penaud, et claqua des doigts pour faire apparaître son habituel pyjama noir en soie.

– Désolé, j'avais pas vu.

– Tu n'as pas besoin de t'excuser, je suis simplement content que tu te sentes mieux.

Aziraphale souleva la couette en une invitation.

– Tu reviens au lit ? Il est seulement quatre heures du matin.

– J'arrive dans un instant. J'ai juste quelque chose à faire avant.

Rampa mis la robe de chambre d'Aziraphale et après un moment de réflexion, fit apparaître miraculeusement une paire de chaussette duveteuse pour ses pieds. Il se sentait peut être mieux mais il faisait toujours un froid de canard et la fraîcheur était déjà en train d'imprégner sa peau exposée maintenant qu'il était sorti de son cocon de couvertures chaudes. Cependant, il sera bien quelques minutes, largement assez pour ce qu'il avait décidé de faire.

Il descendit en bas, savourant la sensation de la rambarde en bois sous ses doigts. Il n'y avait rien comme le soulagement de voir les écailles brillantes se changer en une peau mate alors qu'il reconstituait son corps humain atome par atome, cellule par cellule. Être un serpent était bien sous certaines circonstances mais il y avait une bonne raison pour laquelle il revenait toujours à se forme favorite à la fin de la journée.

Assez vite, il trouva ce qu'il cherchait, dans la cuisine, buvant dans le bol d'eau qu'Aziraphale avait mis à côté de quelques plantes en pot de Rampa***. Les oreilles de Dorian se tournèrent au son des pas de Rampa descendant du couloir et le chat poussa un miaulement ravi quand il aperçut son second propriétaire maintenant revenu à sa forme habituelle.

[***Des plantes sans danger pour les chats, bien sûr. Depuis qu'il avait presque emménagé avec Aziraphale, n'importent quelles plantes qui ne s'accordaient pas avec les chats étaient restées derrière dans son ancien appartement.]

– Salut, dit Rampa affablement alors que Dorian se frottait contre ses jambes. Il se baissa pour caresser correctement Dorian. C'est bon de te revoir aussi, espèce de nuisance bruyante.

Dorian miaula encore plus fort se vautra sur le sol, exposant le duvet tentant de son ventre. Rampa était bien conscient de ce piège et, à la place, gratta les oreilles de Dorian sentant les vibrations en dessous de ses doigts alors que Dorian ronronnait.

– On pourrait croire que tu es même plus content que moi que je retrouve mon corps humain, rit Rampa, chatouillant le menton de Dorian. Je ne peux pas vraiment te caresser quand je suis un serpent, n'est-ce pas ?

Après quelques moments d'enthousiastes caresses, il souleva Dorian et le prit facilement dans ses bras. Dorian donna un coup de patte – heureusement sans griffes – vers son visage que Rampa esquiva.

– Je crains qu'il n'y ait pas de lunettes de soleil aujourd'hui, lui dit Rampa le caressant paresseusement alors qu'il retournait à la cage d'escalier.

Au pied des escaliers, il hésita. Il jeta un regard au panier de Dorian dans le coin puis ensuite au chat lui-même, allongé mollement et heureux dans ses bras. Dorian n'était pas interdit dans leur chambre en soit, mais il dormait rarement avec eux dans leur lit actuel puisqu'il avait une certaine tendance à donner des coups.

Après quelques secondes de délibération, Rampa décida qu'Aziraphale et lui pouvait faire avec des pattes leur rentrant dans les côtes pour une nuit. Il monta les escaliers et prit la direction de la chambre avec Dorian dans les bras.

Fin


Si vous voyez des fautes !

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