La vie de Chiara Eileen Snape @memepotter952504
Une lueur d'espoir dans les ténèbres

Chapitre 2 : Une lueur d'espoir dans les ténèbres

Quatre ans plus tard, dans le Surrey, dans la banlieue calme de Little Whining, une petite fille aux cheveux noirs et aux yeux d'émeraude courrait pour fuir une bande de grosses brutes. Parmi ces brutes, il y avait son cousin, Dudley Dursley. Il était un peu plus vieux qu'elle, de quelques mois. Ils avaient tous les deux cinq ans mais le gros blond semblait en avoir six alors qu'elle, toute fine et maigrelette qu'elle était, semblait en avoir à peine quatre. Dudley voulait jouer, mais méchant comme il était, encouragé par ses parents qui détestaient sa cousine, il avait fait d'elle son souffre-douleur. Son jeu préféré, la Chasse au Monstre. Et c'était Arya qui jouait toujours le monstre. Le gagnant avait le plaisir de la faire pleurer, de la frapper, de lui tirer sur les couettes, et toutes autres choses qui lui venait à l'esprit. Le gagnant était le roi du monstre. Et la petite fille perdait souvent. Très souvent. Et elle revenait toujours blessée et couverte de crasses au 4, Privet Drive pour subir les foudres de sa Tante qui allait lui reprocher d'être un monstre inutile et ingrat.

C'était son nom, Monstre. Son Oncle et sa Tante l'appelaient ainsi. Ou encore Gamine. C'était un nom bien moche, pas comme Dudley. Mais elle ne pouvait pas se plaindre. Elle ne pouvait jamais se plaindre ou elle serait sévèrement punie. Et elle avait peur de la punition. Plus que la Chasse au Monstre. Elle ne pouvait que se taire et obéir la tête basse, sans oser croiser le regard de ses tuteurs, surtout pas celui de son Oncle qui rentrait très souvent dans un état bizarre, tard le soir. Il était violent. Il la frappait beaucoup, presque tous les soirs, parfois un coup de pied, puis il l'enfermait dans son placard.

Son placard, son refuge, sa chambre. C'était très petit, mais elle y était en sécurité. Il y faisait certes sombre, l'ampoule était cassée, mais sa famille n'y venait que rarement. C'était surtout sa Tante le matin qui venait frapper à la porte pour qu'elle se lève et fasse les corvées et le café et, tout dernièrement, la cuisine. C'était elle qui préparait le petit déjeuner tous les matins, les œufs, le bacon, les toasts, et gare à elle si elle faisait brûler quelque chose. Manger, seulement les restes s'il y en avait, et ils étaient rares, son Oncle étant par nature un grand mangeur, et Dudley qui mangeait souvent plus qu'il ne pouvait au point de se faire vomir justement pour embêter sa cousine.

Voilà quelle était la vie de la petite fille qui fuyait cette bande de brutes. Mais elle n'était pas très rapide, et le manque de nourriture n'aidant pas, n'avait pas beaucoup d'énergie pour distancer ces méchants garçons. Elle se fit attraper par l'un d'entre eux et elle tomba au sol. Elle se fit frapper, fort. Cela faisait très mal. Tellement mal. Elle se mit à pleurer en se mettant en boule pour protéger son visage et son ventre. Et elle hurla. Puis, il se passa un phénomène étrange : une vague d'énergie s'échappa de la petite fille et propulsa les gamins à plusieurs mètres de distances, certains d'entre eux avaient percutés des arbres, des murs ou des poteaux.

« Monstre, » hurla Dudley qui était, chanceux, tombé sur le sol. « Tu es un monstre, le Monstre ! »

Le dit monstre prit peur et détala vers la maison où était son refuge. Elle rentra rapidement par la porte de la cuisine et alla tout de suite se cacher dans son placard. Le seul endroit où son cousin ne venait jamais. L'avantage de cette cachette, de sa chambre, c'est qu'une fois enfermée à l'intérieur, loin du regard de Dudley, ce dernier l'oubliait totalement. Il ne pensait à lui faire du mal que quand elle apparaissait dans son champ de vision. Apeurée et pleurant le plus silencieusement possible à cause de la douleur des coups qu'elle avait reçus, la fille ne fit pas attention à ce qui se passait dans la cuisine. Dudley racontait à sa Tante ce qu'avait fait le monstre.

Pétunia Dursley avait les lèvres pincées en entendant cela. Alors la gosse avait des pouvoirs comme ses parents. Elle était l'une d'entre eux. Cela n'allait pas plaire à son mari. Pas du tout même. Elle donna de la glace à son fils en le félicitant, qu'il était un bon garçon et elle l'embrassa sur le front. Elle se dirigea vers le placard et enferma sa nièce pour ne pas qu'elle utilise encore de sa monstruosité sur son fils ou sur elle-même. Vernon s'occuperait d'elle au soir quand il rentrerait du café.

Plus tard dans la soirée, Pétunia vit son mari rentrer, saoul et de mauvaise humeur. Très mauvaise humeur. Un souci au travail. Il avait encore raté une opportunité de gagner de l'argent. Beaucoup d'argent. Malheureusement le client potentiel était finalement parti chez un de ses plus grands concurrents. La femme raconta ce que la gosse avait fait plus tôt dans la journée et elle vit le visage de Vernon rougir de colère. Il monta dans la chambre en demandant à son épouse de lui envoyer la gamine.

« Monstre, » fit la voix de Tante Pétunia alors que le verrou du placard se faisait entendre, déverrouillant la porte. « Ton Oncle veut te voir dans la chambre. »

Les yeux de la petite fille s'agrandirent de terreur. Oh non pas la chambre ! Pas ça ! Elle se leva et, sans protester car cela ne ferait qu'empirer les choses, monta les escaliers pour rejoindre la chambre de son Oncle et sa Tante, prête à endurer le pire.

oOoOo

Il errait sans but, il ne savait pas vraiment où il était à ce moment précis, quelque part dans les rues du Londres moldu. Il avait mal aux pieds à force de marcher mais il n'avait pas envie d'arrêter. Alors il continuait. L'homme aux cheveux noirs, graisseux depuis le temps qu'il ne les avait pas lavés, portait un pantalon en toile noire ainsi qu'une veste sombre qui lui arrivait à mi-cuisse. C'était la tenue parfaite pour se fondre à la fois dans le monde sorcier et dans le monde moldu. Même encore maintenant il s'habillait ainsi, vieux réflexe qu'il avait gardé de la guerre, lorsqu'il espionnait les mangemorts pour l'Ordre du Phénix. Mais cela remontait à presque cinq ans. Cela faisait presque cinq ans qu'il avait quitté l'Angleterre, pays où il avait tellement souffert.

Oui, Severus Snape avait en ce beau jour d'été vingt-cinq ans. Vingt-cinq ans et il avait déjà tellement vu, tellement vécu, … Déjà enfant, la vie ne lui avait pas fait de cadeau. Il était le fils de Tobias Snape, un moldu qui avait un fort penchant pour l'alcool et qui battait son épouse par ce qu'elle était une sorcière et son fils dont il s'efforçait de chasser la magie de son corps. Mais il avait eu une amie précieuse qui l'avait aidé à traverser tout cela. Lily Evans, son coup de cœur, son premier amour. Elle et sa mère l'avait soigné et aidé pendant toute son enfance. Mme Evans était pourtant une moldue, elle aussi, mais elle ne le craignait pas pour sa magie. Au contraire, elle le comprenait un peu car elle avait elle-même une sorcière comme fille. Lily et Severus étaient rentrés ensemble à Poudlard et, malgré leurs maisons différentes et opposées, ils étaient restés meilleurs amis.

C'est en cinquième année que tout avait dérapé, il l'avait insultée dans un accès de colère alors qu'il venait de ramasser une nouvelle raclée de foutu Potter et sa bande d'amis. Il n'avait jamais pensé les mots horribles qu'il lui avait dits, il l'aimait trop pour lui faire du mal et pour penser du mal d'elle, mais sur le coup de l'émotion et l'aveuglement de sa colère, c'était sorti sans qu'il puisse s'en empêcher. Cela avait scellé la fin de leur amitié et rendu Severus malheureux au possible. Il venait de blesser la femme dont il était éperdument amoureux. Et quelques semaines plus tard, il l'avait vue au bras de sa nemesis, ce qui n'avait fait que retourner le couteau dans la plaie. Cette douleur ajoutée à celle de la perte de sa mère qui avait succombé sous les coups de son père, l'avait poussé à épouser la cause mangemort.

Quelques années plus tard, il avait entendu les rumeurs que le Seigneur des Ténèbres était à la poursuite des Potter, en particulier les enfants de sa Lily. Même s'il l'avait perdue, il l'aimait toujours et c'est pour elle qu'il avait décidé de trahir le mage noir et de devenir espion pour l'Ordre. Cela n'avait hélas pas empêché l'attaque à Godric's Hollow, mais il y avait eu un miracle cette nuit-là. Les jumeaux avaient survécu et le Lord Noir avait disparu.

A l'époque, Severus n'avait que vingt-et-un ans et il était déjà aigri. Il avait fui l'Angleterre qui ne faisait que lui remémorer son passé douloureux et partit pour la Russie. Il y avait terminé sa maîtrise en potions et fait une formation d'un an en médicomagie pour devenir aide-soignant. Il avait travaillé dans l'hôpital sorcier où il avait fait ses stages et où il s'était fait une très bonne amie, une nouvelle confidente.

Elle s'appelait Vlada. Vlada Belikov. C'était une femme époustouflante : intelligente, douce, drôle et belle. Elle était médicomage. Leur amitié avait laissé place à quelque chose de plus profond. Severus était alors heureux. Ils s'étaient mariés et l'homme s'apprêtait à devenir père. Sa femme attendait une fille. Mais le sort s'était une fois de plus acharné sur lui. Vlada était morte en couche et le bébé, sa fille qui avait ses yeux d'onyx et les cheveux blonds de sa mère, n'avait pas survécu.

Depuis Severus Snape errait, perdu et malheureux, pleurant et criant sa perte aux quatre vents. Ses pas l'avaient ramené en Angleterre, sa terre natale et il était retourné dans la maison de son enfance. Il avait aussi revu le parc où il avait rencontré Lily pour la première fois, ainsi que l'ancienne maison où la Gryffondor vivait. Il avait alors ressenti le besoin de revoir cette rousse aux yeux verts, besoin de revoir un visage familier, besoin de parler. Mais en arrivant devant la demeure des Potter, en voyant Lily dans les bras de son mari, couvant des yeux son fils volant sur un balai – elle n'avait pas aussi une fille ? – il avait perdu son courage. Lui qui voulait lui parler, s'excuser et qui avait tant besoin d'une épaule sur laquelle pleurer mais ne savait où la trouver, était reparti avant qu'elle ne le remarque.

En ce jour d'août 1985, où le soleil brillait haut dans le ciel, il errait encore dans les rues de Londres l'âme en peine. Il n'aspirait plus qu'à une chose : quitter cette vie de malheurs et de souffrances et rejoindre son épouse et sa fille dans la mort. Il n'avait juste pas encore eu le courage de s'ôter la vie.

oOoOo

Quand elle entendit son mari partir dans la salle de bain mais que la gamine ne redescendait pas, Pétunia décida de monter la houspiller pour qu'elle file dans son placard. Quand elle entra dans la chambre conjugale, elle la vit étendue sur le sol, inconsciente et blessée au-delà du raisonnable. Elle était à moitié nue. Et elle saignait. En la tournant du pied – hors de question qu'elle la touche – elle vit les bleus et le sang sur son visage. D'avoir été tournée ainsi sans ménagement, la fillette n'avait eu aucune réaction. Rien. Pas même un bruit si ce n'est une respiration laborieuse.

Là, Pétunia sut que son mari avait été trop loin. Ils allaient devoir l'emmener à l'hôpital. Et ils devraient répondre aux questions de la police. Ils allaient avoir de gros ennuis. Maudit soit les Potter. Que sa sœur aille en Enfer ! Elle redescendit en veillant à fermer la porte pour ne pas que Dudley voit cette horreur en allant se coucher. Elle en parlerait avec son mari plus tard.

Vers 22h, quand leur fils dormait à poings fermés, Pétunia s'installa à coté de son mari.

« Vernon. »

« Oui, Pétunia ? » répondit son mari, en tournant son regard dilaté par l'alcool vers elle.

« Tu as été trop loin avec elle. Il va falloir l'amener à l'hôpital. »

« Hors de question ! Elle doit certainement faire la comédie ! C'est une incapable ! Un monstre ! Elle a eu ce qu'elle méritait ! »

« Il n'empêche qu'elle est en très mauvais état. Elle ne se relèvera pas toute seule. Elle a besoin de soins. »

« Et moi, j'ai dit non, Femme ! » s'énerva-t-il.

« Soit. Qu'est-ce que tu proposes ? On ne peut tout de même pas la laisser là, dans notre chambre ! »

« Non, effectivement. » Vernon Dursley regarda la télévision quelques instants, pensif. « Je vais m'en occuper. »

Il se leva et prit les clefs de sa voiture avant de monter à l'étage. Quand il redescendit, il avait un petit paquet vulgairement emmailloté dans les bras. Il passa par la cuisine où se trouvait la porte d'accès vers le garage et y disparut. Pétunia entendit la voiture démarrer et la vit partir par la fenêtre.

Dans sa voiture, Mr Dursley roulait. Il avait mis la gamine dans le coffre. Malgré l'alcool dans son sang, il arrivait à relativement bien conduire. Il respectait les limitations de vitesse pour ne pas se faire repérer. Il réfléchissait où est-ce qu'il pourrait se débarrasser du monstre. Il roula quelques heures avant de trouver l'endroit parfait.

C'était une ruelle sombre, pas de lampadaires, le peu qu'il pouvait voir, il le devait à la lune qui était pleine ce soir. Il y avait des bennes à ordures pleines à craquer et des déchets partout. Il avait suffisamment de place pour passer avec sa voiture en toute discrétion. Il sortit et fit rapidement le tour de sa Citroën et ouvrit le coffre. Il prit le paquet et le jeta brutalement contre une benne avant de repartir sans un regard en arrière. Il ne vit pas le visage du monstre qui n'était plus caché par le drap. Il ne vit pas son visage ensanglanté qu'il avait démoli un peu plus tôt dans la soirée.

Vernon Dursley rentra chez lui en chantonnant, trop heureux de s'être débarrassé du monstre. Il rejoignit sa femme dans son lit et s'endormit.

oOoOo

Severus Snape marchait toujours. La nuit était tombée sur Londres depuis longtemps. L'air s'était fait moins lourd mais il ne sentait pas la différence. Il ne voyait presque plus rien, il ne faisait attention à rien, son esprit noyé dans un océan de peine et de désespoir. Il marchait au hasard, le sort guidant ses pas.

Il arriva dans une ruelle qui ressemblait plus à un dépotoir. Son regard glissa sur les bennes à ordures sans s'accrocher à quoi que ce soit. Toutefois quelque chose le frappa, le ramenant à la réalité : l'odeur de sang. Cette odeur métallique qu'il avait tant sentie durant la guerre et aussi quand il travaillait dans le service d'urgence à l'hôpital. Il sortit sa baguette en bois d'ébène et lança un Lumos, la lumière de la lune étant insuffisante pour analyser l'état des lieux. Il traça un arc de cercle autour de lui, observant attentivement la ruelle. C'est là qu'il la vit.

Il se figea.

Au milieu des déchets, il y avait une enfant, une petite fille. A première vue, il lui donnerait quatre ans. Elle était étendue dans un drap ensanglanté. Elle était gravement blessée et respirait à peine. Il aurait pu la croire morte s'il ne voyait pas sa poitrine se soulever doucement. L'homme se reprit rapidement et s'agenouilla à ses côtés. Il l'observa sommairement avant de regarder les alentours. Il n'y avait personne. Il prit la petite fille dans ses bras en priant pour que sa colonne vertébrale ne soit pas touchée. Il ne pouvait malheureusement pas faire un diagnostic magique préliminaire dans la rue, surtout du coté moldu. Il pourrait divulguer le secret magique si quelqu'un le voyait. Il serra le petit corps dans ses bras et transplana à l'Impasse du Tisseur, la maison de son enfance.

Il déposa le petit corps sur la table de la salle à manger et appela son elfe de maison.

« Tinky, » dit-il d'une voix professionnelle quand la petite créature apparut. « Apporte-moi ma réserve de potions d'urgence. Tout de suite. »

L'elfe partit en courant, tandis que l'homme en noir lançait une série de sorts de diagnostic. Un parchemin apparut, flottant dans les airs, à coté de l'enfant. Les yeux d'onyx parcoururent la liste des blessures qui ne cessait de s'allonger. Ses lèvres se pincèrent et un éclair de colère traversa son regard noir alors qu'il lisait l'étendue des dégâts. Comment pouvait-on faire cela à une enfant ?

En plus d'avoir perdu énormément de sang, la fillette aux cheveux noirs avait de nombreux hématomes, le bras cassé, ainsi qu'une jambe, plusieurs côtes fêlées, trois cassées, la cage thoracique légèrement écrasée au point qu'elle avait du mal à faire rentrer de l'air dans ses poumons oppressés. Merlin soit loué, sa colonne n'était pas touchée. Elle avait également un traumatisme crânien assez conséquent et une légère hémorragie cérébrale, et une autre bien plus conséquente à l'abdomen. Elle avait une courbe de croissance anormalement basse et était sous-alimentée.

Il pâlit en voyant le dernier diagnostic. Viol. Malgré lui, il ne put retenir la larme qui coula sur sa joue en voyant cette pauvre enfant qui était dans un état lamentable et qui, à son âge si jeune, avait déjà subi l'horreur. Et au vu des lésions importantes, c'était un miracle qu'elle soit encore en vie. Il avait remarqué par les résultats, que sa magie l'avait maintenue en vie depuis plusieurs heures déjà. Cette petite sorcière était déjà puissante et c'était une battante.

Tinky réapparut avec sa petite malle contenant toutes les potions d'urgence. Il en sortit plusieurs et les envoya directement dans l'estomac de la fille grâce à un sort : potion de régénération sanguine, une autre contre la douleur et une dernière pour faire accélérer le processus de guérison.

« Apporte-moi une bassine d'eau tiède et des linges propres, Tinky, » demanda-t-il sans détourner son regard de la petite.

Il lança de nombreux sorts pour réparer les os, stopper les hémorragies et s'occuper de sa blessure à la tête. Il immobilisa ensuite les membres qui avaient été cassés pour qu'ils ne se rebrisent pas à la première occasion – ils étaient encore très fragiles – et s'occupa de nettoyer toutes les plaies qu'il voyait sur sa peau. Il fut obligé de dénuder complètement l'enfant pour la soigner et appliquer les baumes. Il remarqua les quelques cicatrices sur sa peau pâle, signe d'une vie d'enfant battu, ce qui le mit encore plus en colère contre les coupables d'un tel crime. Il serra les mâchoires quand vint le moment de s'occuper de ses parties intimes. C'était horrible. Le porc qui avait fait cela méritait la mort. Elle était déchirée au-delà du descriptible et était la source de son hémorragie interne. Si elle survivait à la nuit – et il priait pour que l'enfant survive –, il n'était pas sûr qu'elle puisse un jour fonder sa propre famille.

Une fois qu'il eut fait ce qu'il pouvait, il tendit sa baguette et attira à lui l'un de ses vieux pyjamas de quand il était enfant et l'ajusta à la taille de la gamine. Il relança un sort de diagnostic pour s'assurer qu'il n'avait rien oublié et il fut légèrement rassuré de voir que la magie de l'enfant s'était calmée, laissant le champ libre aux potions qu'il lui avait données. Malheureusement, pour sa tête, elle en garderait plus que probablement des séquelles. Lesquelles ? Seul le temps le dirait.

Il prit cette fois-ci avec plus de douceur l'enfant dans ses bras et monta les escaliers et entra dans son ancienne chambre. Il était suivi de près par Tinky qui observait la petite fille d'un œil inquiet. L'elfe nettoya la pièce d'un claquement de doigt, chassant ainsi la poussière qui recouvrait les meubles et le sol. Elle fit également le lit et permit ainsi au sorcier de poser son fardeau sur les draps. Severus recouvrit la petite d'une couverture et fit apparaître un fauteuil. Il s'installa confortablement pour veiller sur elle, les mains jointes sous son menton.

« Maître Snape désire encore quelque chose ? » demanda l'elfe.

« Non, merci Tinky. Tu peux partir. »

« Est-ce que Tinky peut rester avec le Maître pour veiller sur la fille ? »

« Oui, » murmura l'homme.

L'homme garda son regard sur la petite et au fur et à mesure qu'il détailla ses traits, il réfléchit aux derniers événements. Le sort l'avait empêché de commettre l'irréparable pour revenir ici, en Angleterre, afin de sauver cette petite fille. Il avait encore des choses à accomplir. Il pouvait encore aider les autres et faire en sorte que des enfants comme elle puissent vivre heureux. Voilà pourquoi il ne s'était pas ôté la vie. Il avait encore beaucoup à donner. Et il donnerait encore.

Il allait commencer par aider cette petite fille. Dès qu'il saurait qui lui a fait ça, il le ferait payer. Comment ? Il aviserait. Déjà commencer par savoir qui serait pas mal. Et il ferait en sorte que l'enfant, une fois remise, puisse aller dans une bonne famille et reçoive l'amour dont elle méritait tant.

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