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Chapter 2

Alors, je me suis rendu compte qu'Harry a changé d'avis vis-à-vis de Poudlard en me relisant, l'autre jour. C'est le talent. La "bonne version" c'est M. Grognon qui déteste la sorcellerie. Par bien des aspects, je me suis inspiré du Harry de la fanfiction "No Name" de Miliana.

Bonne lecture !

Sawa77190 : Je suis content que ça te plaise :) Et, d'ailleurs, merci pour ta review, j'ai ainsi pu découvrir que ma fic avait enfin été publié, le site l'avait pris en otage.

Merci d'avoir lu et reviewé, bonne continuation !

Harry tentait de s'extirper de la prise d'Iverna qui avait plus de force que son apparence de brindille laissait croire.

-Je vais rater mon train, ne me dis pas que tu le fais exprès ? Soupira-t-il.

Il n'avait pas besoin de voir son visage pour savoir qu'elle souriait, très fière de son plan.

- Tu prends même pas le train, le taquina-t-elle.

Derrière elle, le reste de la fratrie faisait plus ou moins semblant de pleurer, allez savoir avec eux, sous le regard amusé de leurs parents qui finirent par s'avancer à leur tour pour décoller leur seule fille des bras de son frère et le saluer également.

-Montre à ces sorciers la flamboyance Kirkland, compris ?

La lueur dans les yeux noisettes de leur mère était facile à décrypter : ce n'était pas parce que les mages vivaient reclus et en ermite qu'ils n'existaient pas. Et qu'un sorcier ose usurper ce titre n'était pas pour leur plaire.

-À vos ordres, ma'am !

Il imita le salut militaire mais c'était une ruse pour que sa mère l'étreigne sans qu'il ne s'en défende.

-Donne des nouvelles, compris ? Ou je te jure sur l'Enfer que je viendrai les chercher moi-même.

Effrayé, il hocha vigoureusement la tête. Hors de question que cela n'arrive. Si il le fallait, il dépeuplerait l'Amazonie, mais hors de question que la menace soit mise à exécution !

-Ça va être l'heure, déclara Tugdual en s'approchant. Prêt ?

Il n'attendait pas sa réponse et activa le pentacle sur lequel il se tenait tous les deux, Aileas ayant reculé une seconde plus tôt.

-J'aurais presque pitié d'eux, soupira Rhian en se grattant le menton. Mais on ne récolte que ce qu'on a semé.

-Je veux des scones, marmonna Arthur, oublieux de l'émotion du moment.

-Apprend déjà à soulever ton épée.

Le pentacle symbolisant l'arrivée s'afficha sur la pierre du quai de la garde de Pré-au-Lard, repoussant les adolescents s'y trouvant et les empêchant de le traverser, histoire d'éviter les petits morceaux, et occasionnant de nombreux gestes et mots de colère. Tout cela cessa très vite lorsqu'un inconnu de haute stature y apparut, les cheveux fous et un sourire… dans la même lignée, en fait, sur le visage.

Il avait une telle qu'il était facile d'oblitérer le garçon à ses côtés qui avait l'air clairement scandalisé par cet au-revoir expéditif.

-PAPA !

-Toi aussi tu vas me manquer, répliqua-t-il sur un ton joyeux.

Sortant du pentacle, il guida son fils adoptif jusqu'au géant qui appelait les premières années.

-On t'envoie tes bagages dès que tu nous fais signe. Espérons cette fois que tu parviennes à tracer ton pentacle moins d'une centaine de fois, ce serait dommage que tu commences tes cours tout nu.

Embarrassé, Harry détourna le regard et marmonna que tout était de la faute de la craie et du sol, puis d'Iverna qui était venue l'embêter, d'Aodh qui ne lui avait pas donné les bonnes instructions…

-Je vous le confie, prévint Tugdual à l'homme barbu qui s'interrompit dans ses appels.

Ils avaient trouvé ridicule de faire perdre une demi-journée à leur fils dans un train marchant au charbon. Si ça ne tenait qu'à eux, Harry serait apparu dans le château directement, mais le directeur avait plus ou moins réussi à les convaincre que le trajet en barque était une tradition à laquelle tout le monde devait se plier.

Raison pour laquelle Harry se retrouvait dans une coquille de noix glissant sur la surface lisse et sombre d'un lac, coincé avec trois garçons qui n'en pouvaient plus de chuchoter, gesticulant au point de menacer le maintien de leur embarcation, au grand bonheur de leur compagnon qui avait hérité de son frère Arthur une peur panique des étendues d'eau, et d'autant plus lorsqu'il ne pouvait rien y voir.

Il pouvait peut-être les pousser par-dessus bord et accuser le manque de sécurité mis à disposition pour l'école.

Il était encore à réfléchir sur la manière de faire passer ça pour un accident quand les barques s'arrêtèrent et qu'ils durent s'en extirper.

Ah zut, espérons qu'il n'avait raté rien d'important… Bon, au pire, il n'aura qu'à suivre ses camarades sans trop réfléchir. Ça ne devait pas être plus difficile que trouver un alibi suite à une bêtise commune.

Pendant un instant, Harry tenta de prendre un air angélique ou, du moins, innocent. Mais comme ça tirait sur ses joues, il abandonna l'idée et se contenta d'avoir l'air grincheux. Avec un peu de chance, ça pourrait convaincre l'équipe enseignante de le renvoyer chez lui ? Après tout, Aodh avait eu l'air tellement antipathique que son répétiteur avait fini par claquer la porte au bout de deux semaines. Alors, pourquoi pas lui ?

Fier de son idée, il s'appliqua à avoir l'air le plus mal embouché possible.

Ce fut un peu plus difficile lorsqu'il pénétra dans la Grande Salle, le plafond et ses chandelles magiques lui coupant le souffle. C'était une réalisation magnifique et raffinée, loin des bouffées de magie que sa famille utilisait quotidiennement.

Et Harry avait toujours été sensible à ça.

Il ne se reprit que lorsqu'on le secoua, lui faisant reprendre pied avec la réalité, pour se rendre compte du silence assourdissant qui régnait et de l'attention quasi entièrement tournée vers lui.

Il n'avait encore rien fait sauter, pourtant !

-Harry Potter ?

-C'est Kirkland, râla-t-il en s'approchant de la femme à l'air sévère et d'un chapeau décrépi.

Il se planta face à elle, l'air d'attendre.

Ayant été submergé par les démonstrations du décor, il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il devait faire, mais il était trop fier pour poser des questions. Alors, à la place, il fixa la sorcière comme si il allait la mordre.

-Prenez place sur le tabouret, Monsieur Potter.

-C'est toujours Kirkland, corrigea-t-il.

Il retira le chapeau et s'assit, frôlant le sol de la pointe des pieds. Il fixa les élèves qui l'observaient et décida de poser le couvre-chef sur sa tête, non sans grimacer de dégoût. Espérons qu'il n'ait pas de puces…

Mais il eut à peine le temps de le déposer sur le sommet de son crâne qu'une voix parut sortir d'un pli du vieux cuir, lui vrillant les oreillers.

-GRYFFONDOR !

-AAAAAH !

Il n'avait pas pu s'empêcher de réagir, lâchant le chapeau et sautant loin du tabouret, vidant ses poumons dans son cri d'effroi.

C'était quoi, ça ? Et, surtout, c'était quoi l'étape d'après ? L'écharpe étrangleuse ?

Heureusement, la liesse avait masqué un peu sa réaction, lui permettant de se reprendre.

-Potter avec nous, Potter avec nous !

Il devait sans doute rejoindre les braillards, si il se fiait à ce que les jumeaux roux clamaient. Se frayant une place parmi eux, il se laissa tomber sur le banc et reprit sa face de mal embouché.

En plus, il commençait à avoir la migraine avec tout ce boucan.

Harry refusa toute tentative de sociabilisation, grognant lorsqu'on était trop insistant. Et autant l'avouer, il le fit à de nombreuses reprises.

Le préfet de sa nouvelle maison était trop coincé, du point de vue de Harry, alors il fit très attention à ses propos. Mais juste pour ne plus avoir à faire avec lui.

Lorsqu'il fut finalement libéré, il fonça dans sa chambre et… et, non, dortoir commun.

Adieux tranquillité et expériences, il était condamné à partager son intimité, les pires et les meilleurs moments de sa vie avec des inconnus, de simples sorciers.

Une vilaine grimace déforma ses traits alors qu'il fonça sur le lit le plus éloigné de la porte, qu'il tenta de bouger, afin de l'isoler des autres, mais il n'était qu'un petit garçon de onze ans à la force moyenne, et c'était un authentique lit à baldaquin en chêne centenaire.

Aucune chance, en résumé.

Marmonnant, il sortit du dortoir et interpella le préfet.

-Où se trouve la salle d'invocation ?

-Une… quoi ?

-Une salle d'invocation. Une pièce réservée aux schémas à la craie pour invoquer tout et n'importe quoi. Je dois récupérer ma malle.

Il le fixa comme si un troisième œil lui avait poussé sur le front.

-On… on n'a pas ça, ici.

Il balbutia sur l'existence de l'invocation mais, déjà, Harry ne l'écoutait plus. Comment allait-il faire ? Il n'avait que les vêtements qu'il portait actuellement, et rien d'autre. Il n'avait même pas sa baguette !

Le sol était recouvert de moquette ou de parquet ciré, impossible de tracer le moindre pentacle, ici. Donc, conclusion : il allait devoir aller ailleurs.

Sauf que si le château entier était composé de la même manière, tous les sols étaient pavés de larges dalles. Mais pas suffisamment large pour le dessin qu'il devait réaliser.

Il allait vraiment commencer les cours à poil…

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